Compte-rendu
de l’INTERPELLATION qui se poursuit de mois en mois, chaque premier
vendredi.

Le poste de commandement des forces nucléaires est maintenant
partagé entre Taverny et le Mont Verdun à Lyon. Mais le vrai
Quartier général se situe au Ministère de la défense à Paris. La
vigilance doit se manifester là désormais, en même temps qu'elle
se maintient à Taverny comme par le passé.
Le premier vendredi de chaque mois la Maison de vigilance
manifeste devant le Ministère de la Défense par un jeûne
d'interpellation. Il consiste en une présence de 3 à 10 personnes
pendant 2 heures le matin et 2 heures l'après midi, aux heures
d'entrée et de sortie du personnel du Ministère devant le métro
Solférino. Chaque mois un nouveau tract a été préparé pour le
personnel. L'autorisation en est demandée en préfecture chaque mois
(et accordée) et elle se double d'une tolérance de présence non
déclarée à l'heure du repas en face de l'entrée du Ministère. De
grandes banderoles sont déployées et quelques discussions avec les
passants montrent, soit une détermination farouche de certains pour
les armes nucléaires, soit un soutien à notre action mais très
souvent limité à un intérêt superficiel.
D'autres associations sont partenaires de cette action placée sous
la responsabilité de la Maison de Vigilance : Le Mouvement de la
paix, le MIR, Stop Essais, les Réseaux Espérance , les sites web :
nonaumissileM51.org et desobeir.net, et Mouvance Partenia.
La présence policière ne manque pas à chaque fois de donner plus de
visibilité à cette action
DERNIERE MANIFESTATION VENDREDI 6 JANVIER 2012
Matin
Comme
le plus souvent, une voiture de la préfecture de police est garée
contre le trottoir,en face de la bouche de Métro - station
Solferino.
Une
grande banderole « Abolition des armes nucléaires » est
installée sur la balustrade, face aux personnes qui émergent de la
bouche du métro. Pierre, Serge et Job tendent une plus petite
banderole (confectionnée par Serge) « LIBERONS LA FRANCE DES
ARMES NUCLEAIRES » et commémorant quelques amies militantes
disparues.
Seul
Job porte un masque.
Midi
La
grande banderole « Libérer le monde des armes nucléaires,
c'est possible » est portée par 4 personnes masquées -
déambulation très lente. Passage devant la porte d'entrée (un
certain harcèlement du personnel entrant et sortant !). Utilisation
remarquée de « para_pluies nucléaires » en déplacements
constants – style de ballet ! - Marie
Claude et Serge sont presque sous l'horloge du Ministère, quand le
Commandant vient leur offrir ses voeux. Quand
notre ami japonais, Kei, le trompettiste, arrive, il va se placer de
l'autre côté du Boulevard, près de Claire, et fait vibrer la rue
au souvenir du drame de Fukushima !
Un
peu d’agitation vers 13h autour de la grande porte derrière
laquelle se trouve une voiture ; quelques secondes après, une
voiture noire ( avec le ministre (?!)). La
nouvelle formule « Accrocher aux grilles qui entourent le
ministère de la défense un message de désarmement nucléaire et de
paix » non réalisée.
Après-midi
Une
grande banderole face au métro, comme le matin. D’un
côté de l’entrée du métro, la banderole de Serge tenue par
Alain et Serge; Marie Claude, près de l'escalier, pouvant entendre
quelques réflexions et remarquer quelques signes. De
l’autre côté, Dominique et Nadine. Quelques
pouces levés, « bravo » et « merci »
entendus, ou autres encouragements. Il faut dire que le soir il y a
de nombreux simples passants !
Jeûne
organisé par la Maison de vigilance de Taverny du 6 au 9 août 2011
Pour
montrer que 66 ans après les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki,
nous
n'avons
pas oublié. Pour dénoncer la menace de tuer des populations civiles en bombardant
les villes. Pour refuser que les générations futures subissent les
dommages de
la radioactivité. Pour que l'Humanité décide l'abolition des armes
nucléaires.
Deux
lieux de jeûne ont été décidés par le CA de la Maison de
vigilance, l'un à Paris sous la responsabilité de Nadine Ruelland.
et l'autre à Taverny sous la responsabilité d' Agnès Le Coutour
Agnès n'a pu participer au jeûne par suite d'une opération
chirurgicale d'urgence, Frédéric Louchet a pris le relais .
Une
douzaine de journalistes ont pris contact avec nous, une télévision
(canal plus) et une vingtaine de sites sur internet ont répercuté
les informations.
Présence sur le site du Mur pour la paix à Paris
Au
Mur pour la paix une douzaine de jeûneurs ont été présents du 6
août au 8 août tous les jours de 10h à 18h. L'exposition sur le
bombardement d'Hiroshima a été affichée sur le Mur ainsi qu'une
nouvelle exposition sur Fukushima. Trois banderoles donnaient une
visibilité de notre action dans un rayon de 200 mètres autour du
Mur. Les éléments décoratifs étaient nombreux, étendards,
flamme, affiches, et plusieurs tables de presse disponibles pour de
l'information. Un tract disponible en 7 langues était distribué aux
touristes et annonçait le jeûne et ses motifs. 
Tous
les jours, un cercle d'échange se tenait au Mur pour la paix où
nous partagions nos soucis de jeûneurs, organisions les activités
du jours, et réfléchissions à divers problèmes posés par le
nucléaire civil et militaire 
Les actions sur le Champ de Mars
Chaque
jour une action sous la tour Eiffel était engagée par les jeûneurs. Le groupe de jeûneurs était d'une vingtaine de personnes dont une
petite dizaine de ceux de Taverny qui sont venus les 6 et 8 août à
Paris. Les événements au Mur pour la paix ont commencé par une
commémoration du bombardement d'Hiroshima le 6 août à 8:15 avec
allumage de la flamme de l'abolition et danse de l'artiste japonaise
Azusa puis lecture de différents témoignages sur Hiroshima. 
Sous la
tour Eiffel, le 6 août ce fut un cercle de silence avec notre flamme
allumée au milieu, le 7 août, ce fut une farandole avec la grande
banderole "Abolition des armes nucléaires" et un groupe de
jeunes munis de drapeaux et venus pour préparer une chorégraphie
pour l'association "Sauve un enfant avec 1 Euro", le 8 août
un cercle de silence avec un spectacle de danse de l'artiste Azusa et
son contrebassiste. 
Les actions à Taverny
Les
jeûneurs de Taverny participaient tous pour la première fois à un
jeûne dans le cadre de la Maison de vigilance. Leur présence devant
la Base a eu lieu les 7, 8 et 9 août. Le 8 août, une mise en scène
a été organisée pour le journaliste de la Gazette du Val d'Oise
avec un missile M51 brulé devant la Base, symbolisant l'anticipation
de la fin du nucléaire militaire. Le 9 août une cérémonie
regroupant tous les jeûneurs de Taverny et de Paris a commémoré le
bombardement de Nagasaki par une minute de silence à 11h02 précédée
par un concert de l'artiste japonaise Yuko Hirota avec son instrument
de musique traditionnelle japonaise, le koto. Silence, musique et
lectures ont alternés pendant qu'une délégation était reçue par
le commandant de la Base. 

Lors
de l'entrevue avec le commandant de la Base nous avons été informés
du futur de la Base et de la Force nucléaire aéroportée. Citons
les mots mêmes du commandant: " La Base
est dissoute et fermée au 31 août 2011. Le site ne fermera pas et
effectuera encore des missions opérationnelles. La Force aérienne
stratégique est partie sur Villacoublay en juillet. Reste à Taverny
une mission de communication interne aux armées (systèmes
informatiques pour la communication par téléphonie et informatique)
pour toutes les armées terre, air, mer et les échanges avec les
autres pays."
Le maire-adjoint, Jean-Paul Maurel, du 2ème
arrondissement de Paris, venu participer au repas de rupture du
jeûne, a promis pour l'année prochaine un gymnase à Paris pour
accueillir tous les jeûneurs.
Le
9 août 2011, depuis
la Maison de Vigilance, à Taverny,
Déclaration
des jeûneurs.
Notre
jeûne est un acte de rébellion incitant le plus grand nombre de
citoyens à ouvrir les yeux sur les dangers du nucléaire civil et
militaire, à contester les discours officiels, et à faire grandir
l’idée de la possibilité d'un désarmement nucléaire général
ainsi que d’une sortie rapide du nucléaire en France. Nous
souhaitons que les atrocités des bombardements nucléaires
d’Hiroshima et de Nagasaki ne soient jamais oubliées. Pourtant,
l’armement nucléaire progresse, et il est encore présenté comme
le garant de notre sécurité. Or
il n’en est rien : la puissance des armes nucléaires est
impropre à nous protéger des dangers actuels. Nous devons
abandonner ce dogme qui, aujourd’hui, nous donne à croire que,
retranchés derrière la force nucléaire, nous pourrions continuer à
protéger notre opulence économique en exploitant les ressources des
pays pauvres. Quant
à la face civile du nucléaire, dont les victimes sont, elles aussi,
innombrables, nous pensons qu’il est urgent d’y mettre fin avant
qu’une catastrophe ne touche la France. N’oublions pas qu’avec
nos 58 réacteurs, le plus souvent d’un âge avancé, pas un seul
citoyen français ne se trouve, sur l’hexagone, à plus de 100
kilomètres d’une centrale ! La
catastrophe de Fukushima et avant elle, celle de Tchernobyl doivent
nous ouvrir les yeux : au Belarus, le sol a été contaminé pour des
siècles ! 25 ans après le drame, la situation sanitaire de la
population y est catastrophique. Au Japon, l’océan a été pollué,
un océan dont les ondes parcourent le monde entier. Serions-nous
bientôt tous contaminés ? Arrêtons
avant qu’il ne soit trop tard. Exigeons des responsables politiques
qu’ils engagent une réflexion pour mettre un terme à cette menace
de guerre permanente, que les causes en soient civiles ou militaires.
La nature vient de nous révéler les limites de la puissance de
l’homme. Changeons de modèle de développement et, comme l’a
décidé l’Allemagne, prenons le chemin qui permet de sortir du
nucléaire.
Manifestations à l'ONU
mai 2009 et mai 2010
Le jeudi 7 mai 2009, les représentants des ONG françaises
présentes au TNP (Traité de Non Prolifération) à New York ont
accueilli les délégations officielles par une action non-violente.
Vêtus de noir et de masques blancs, les militants du
Mouvement de la Paix, de Stop essais, de Pax Christi, du Réseau
Sortir du Nucléaire et de la Maison de Vigilance arboraient des
panneaux « Abolition des Armes Nucléaires » et « Abolition of
Nuclear Weapons ».
Cette action qui se tient habituellement le premier
vendredi du mois devant le Ministère de la Défense à Paris s’était
déplacée pour l’occasion à New York devant l’ONU


Retour à New York : le 3 mai 2010, 250 militants
masqués devant l'ONU pour demander une Convention d'élimination des
armes nucléaires
La pétition pour la Convention d'élimination des armes
nucléaires, avec 38000 signatures est remise au président de la
Conférence d'examen du TNP et à l'ambassadeur de France à l'ONU
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